Parcours du surendetté


Personne n'est à l'abri d'une situation de surendettement. Le passage du statut d'endetté raisonnable à celui de surendetté fait souvent suite à un coup du sort que les spécialistes appellent pudiquement " un accident de la vie ".


Comment devient-t-on surendetté ?


Les situations de surendettement par négligence ou faute de gestion sont somme toute assez rares en France. Le surendettement arrive le plus souvent à la suite d'un " accident de la vie ". Cet accident est classiquement une période de chômage, un divorce, le décès d'un conjoint ou encore une maladie, un accident entraînant un handicap et une impossibilité de travailler, ou encore lors d'un décès dans une famille quand le fisc réclame des droits de succession par exemple. L'accident de la vie entraîne le plus souvent une baisse des revenus conséquente incompatible avec le maintien du même train de vie. Si la baisse de revenus est ponctuelle, la situation peut être redressée soit par une opération de rachat de crédit, soit par la vente d'un bien par exemple. Si elle s'éternise, la spirale des dettes s'accélère : c'est le surendettement. Les emprunts contractés préalablement deviennent vite impossibles à honorer. La situation jusqu'alors limite devient inquiétante. Au moindre incident de paiement (chèque refusé, échéance de crédit impayée), le fichage surendettement au FICP ou au FCC est quasi automatique. De là découle une impossibilité de souscrire un nouveau crédit bancaire pour faire face et la personne surendettée s'enfonce, inexorablement, un peu plus chaque mois.

Comme on le voit, le surendettement est plus lié à un mécanisme infernal qu'à un montant spécifique de dette. La composition de la famille, le montant des salaires mensuels, le montant des échéances de crédits sont autant de critères variables pour statuer d'une situation de surendettement.

Attention : Le surendettement peut aussi arriver par ricochet dans le cas d'un cautionnement par exemple. La banque peut parfaitement réclamer à un tiers caution le remboursement d'un crédit qui n'est pas le sien. D'où l'intérêt de toujours peser le pour et le contre de ses engagements en terme de caution surtout lorsque le prêt est d'un montant conséquent et qu'il s'inscrit dans la durée.



Menu