Définition du surendettement


Lorsque les dettes s'accumulent chaque mois un peu plus et que la situation devient inextricable, le particulier bascule du statut d'endetté " raisonnable " avec quelques crédits au statut de surendetté. Quelles différences ?


Explications


Techniquement selon la définition de la Banque de France, gestionnaire de la commission de surendettement et du fichage surendettement (fichiers FICP et FCC), le surendettement commence lorsque les difficultés financières deviennent insurmontables et s'installent durablement. En d'autres termes, un compte au débit pendant quelques mois ne peut être considéré comme une situation de surendettement. Par contre, plusieurs échéances de prêts non payées, des chèques rejetés, des loyers impayés, le fichage au FICP ou au FCC traduisent d'une situation de surendettement.

Le surendettement peut aussi être résumé à l'incapacité de faire face à des dettes ou à un acte de cautionnement. Plus qu'un montant précis de dettes, le mot surendettement recouvre plutôt une situation durablement critique qui a tendance à s'aggraver de mois en mois.

Les crédits excessifs sont souvent à l'origine du surendettement mais pas seulement. Dans la majorité des cas, le surendetté n'est pas un acheteur compulsif mais plutôt un travailleur aux revenus modestes victime d'un coup du sort. Dans les faits, le surendettement est surtout vécu comme un engrenage : la situation bascule lentement dans le rouge jusqu'à un point de non retour. Et plus la situation financière devient critique plus les embûches s'accumulent sur le chemin du surendetté. C'est notamment le cas lorsqu'un particulier se retrouve suite à un souci ponctuel de trésorerie fiché au FICP (fichage des incidents de crédits) ou au FCC (fichage interdit bancaire suite à un chèque sans provision). Dès lors, l'engrenage broie toutes les opportunités ou presque de s'en sortir. La spirale se referme peu à peu au point d'étrangler le particulier surendetté.



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